C'est une maladie neurodégénérative, ce sont les neurones qui se dégénèrent et meurent. On associe souvent la maladie d'Alzheimer à la perte de mémoire car ce sont  effectivement les neurones localisées dans la région de l'ippocampe, siège de la mémoire, qui sont les premiers atteints. Malheureusement, petit à petit, d'autres zones du cerveau seront touchées et mèneront à la disparition progressive des capacités d'orientation dans le temps et dans l'espace, de reconnaissance  des objets et des personnes, d'utilisation du langage, de raisonnement, de réflexion...

Afin de proposer à la personne malade des activités adaptées, il va falloir tenir compte d'un coté de ses difficultés "cognitives", c'est à dire ses difficultés de concentration et de mémorisation des informations récentes, et, de l'autre, ses centres d'intérêts passés et présents.

Sophrologie et maladie d'Alzheimer

Les recherches en neuroscience nous démontrent la plasticité neurone et l'influence du stress sur les pathologies neurodégénératives. La Sophrologie Caycédienne, avec sa méthode rigoureuse est un outil permettant aux patients de découvrir leurs propres capacités à ressentir leur corps et s'en approprier tous les potentiels : être reconnu dans ses capacités plutôt que dans ses incapacités.

Les résultats sont très prometteurs dans la stimulation des capacités résiduelles des aidés (troubles comportementaux, capacités mnésiques, attentionnelles...).

La répétition des exercices permet de s'approprier les ressentis et stimuler la plasticité neurone ainsi que les neurones miroirs. pour cela, différents exercices spécifiques sont proposés, adaptés bien sur en fonction de la capacité attentionnelle de chacun. Le point commun de ces exercices est de toujours mettre en lien le corps et la respiration pour une prise de conscience des sensations positives amorcées et agir sur les facteurs émotionnels néfastes. 

La Sophrologie Caycédienne permet de

- assurer la vigilance (par différentes postures), la tonicité est réveillée par les stimulations

- développer les capacités attentionnelles et de concentration

- travailler sur le schéma corporel et son rapport au temps, réactive la mémoire senso-perceptive, immédiate à court et long terme

- revaloriser l'estime de soi et développer l'autonomie afin d'améliorer la qualité de vie

- apprendre à se délester de ses craintes, peurs et angoisses pour être présent aux capacités positives résiduelles de notre être cher

- réussir à ne pas projeter sur la personne déjà fragilisée par la maladie, ses propres interrogations et restreindre l'impact émotionnel négatif qui risque de majorer le stress en lien avec la dégénérescence neuronale 

- maintenir le lien à l'autre tout en restant à l'écoute de soi et de ses propres capacités pour entamer le long parcours de l'accompagnant. 

La Maladie d'Alzheimer